Les systèmes statiques

Dans de nombreux cas, la réalisation d’une ventilation conforme à la réglementation peut être obtenue simplement par une organisation bien étudiée des entrées d’air frais, de la circulation d’air entre les pièces et de l’extraction de l’air vicié issu des pièces de service. Cette réalisation est à la portée de tout bricoleur soigneux.

  • Les entrées d’air frais qui équipent obligatoirement chacune des pièces principales peuvent être obtenues de plusieurs façons, pour peu qu’elles assurent un approvisionnement en air correspondant aux besoins minimaux de ventilation même quand il n’y a aucun vent :

–              en traversée d’un mur et en partie haute de celui-ci, de préférence à l’opposé des vents dominants, et mieux encore avec une bouche autoréglable;

–              sous l’appui des fenêtres;

–              en sous face de linteau, avec manchon en équerre dans une zone exposée au bruit et aux vents dominants;

–              dans la traverse supérieure des huisseries de fenêtres ou de portes;

–              dans les coffres de volets roulants (solution également intéressante pour filtrer les bruits extérieurs);

–              derrière les appareils de chauffage, pour éviter l’hiver d’injecter de l’air trop froid dans les pièces.

  • Les rejets d’air vicié doivent toujours s’effectuer par des ouvertures placées en partie haute des pièces. Cette condition peut être remplie de plusieurs façons, selon l’agencement du logement :

–              par le plafond, au moyen de gaines conduisant l’air vicié hors toiture, autant que possible;

–              dans un comble, à condition que celui-ci soit d’un seul tenant (sans cloison de séparation) et recouvert d’une couverture constituée d’éléments à joints ouverts assurant une forte ventilation (tuiles mécaniques, par exemple), ou bien que chaque pignon soit percé d’ouvertures ayant une surface totale d’au moins 15 dm2;

–              en façade, par un passage aménagé dans la partie la plus haute du mur ou d’une fenêtre, sous réserve que cette façade ne soit pas exposée à des vents forts.

La ventilation mécanique ponctuelle

S’ils offrent l’avantage de la simplicité et d’un coût modéré, les dispositifs statiques présentés précédemment présentent divers inconvénients. Le principal d’entre eux réside dans les variations importantes de débit de ventilation en fonction des conditions climatiques, généralement dans un sens qui aggrave (particulièrement par le vent violent) la déperdition de chaleur l’h ou l’entrée d’air chaud l’été.

Les systèmes mécaniques réduisent ou éliminent cet inconvénient, même les pli simples qui aspirent l’air vicié au moyen d’un extracteur. Celui-ci doit toujours être implanté le plus haut possible dans les pièces de service, et chaque fois que c’est réalisable, au dessus du plafond.

  • Les extracteurs sont des dispositifs d’aspiration contenant un ventilateur placé dans un boîtier à installer dans une vitre de fenêtre ou dans un mur, ou bien encore dans un comble. On en distingue trois catégories : – l’extracteur hélicoïdal, le plus simple, se monte en partie haute d’une fenêtre ou d’une imposte vitrée, soit dans une découpe circulaire réalisée dans la vitre, soit sur un

triangle d’aptation en plastique transparent (polyacryclate);

–              l’extracteur centrifuge, conçu pour éjecter l’air vicié par un conduit aménagé dans un mur, peut assurer un débit relativement élevé, avec un niveau de bruit modéré;

–              la turbine d’extraction est l’appareil type pour une installation dans un comble, qui assure un débit très important et convient particulièrement à l’aspiration des pièces à ambiance très humide.

  • L’aspiration d’air frais s’établit automatiquement sous l’effet de la dépression créée par les extracteurs, qui favorise l’entrée dans le logement des poussières, pollens et fumées. C’est pourquoi il est recommandé de doter les bouches d’aspiration de filtres.

Dans ce cas, tenez compte du freinage imposé par cette adjonction et majorez la section des bouches équipées de filtres, de 20 à 50 % selon la nature de ceux-ci. Évidemment, pensez à les nettoyer périodiquement avec un compresseur portable (à la fin de l’été pour les filtres anti-pollens).

La ventilation mécanique contrôlée

La ventilation du logement par une circulation d’air régulée mécaniquement! la plus coûteuse, mais la plus performar Elle apporte une grande homogénéité de confort thermique d’une saison à l’autre, t permet d’atteindre une économie optima de consommation énergétique.

Dans cette catégorie, les systèmes exis du plus rudimentaire, dont la mise en pla reste abordable à un bricoleur soigneux, au plus performant, qui est alors du ress d’un professionnel.

  • Les systèmes monoflux se contentent d’extraire l’air des pièces de service, avec un débit limité au seuil imposé par la réglementation. L’arrivée d’air frais s’ajuste automatiquement grâce à la pose d’entrées d’air autoréglables.

Ces systèmes travaillent normalement à une vitesse d’extraction stable. Toutefois, un commutateur (généralement placé en cuisine) permet de faire fonctionner le système à un débit accru pour évacuer plus rapidement un pic de pollution temporaire (friture, poisson grillé, etc.).

  • Les systèmes double flux assurent la plus grande efficacité énergétique. Ils constituent donc le complément indispensable d’une isolation très soignée. Leur installation peut bénéficier d’aides, soit des organismes officiels, soit des fournisseurs d’énergie. Cette efficacité résulte de l’adjonction

d’un échangeur de chaleur qui récupère une grande partie des calories contenues dans l’air vicié pour les transférer à l’air neuf injecté dans les pièces principales.

  • Un dispositif d’hygrorégulation peut être ajouté dans cette boucle de ventilation électronique qui adapte le fonctionnement du système aux conditions extérieures et intérieures, ainsi qu’au niveau d’activité dans le logement. Ce système assure une constance dans le confort, quelles que soient les fluctuations météorologiques extérieures et améliore l’économie énergétique, puisqu’il récupère la chaleur latente de condensation de l’eau en excès dans l’atmosphère.